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 night run. • ft. iseult.

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MessageSujet: night run. • ft. iseult.   Mer 16 Mar - 2:16

ben & iseult

“Sometimes I believe that this less material life is our truer life, and that our vain presence on the terraqueous globe is itself the secondary or merely virtual phenomenon.”

J
e respirais doucement. En sentant mon souffle remplir ma poitrine et s’échapper par mes narines. L’inspiration était vigoureuse tandis que l’expiration, faible. Une confiance certaine enlaçait ma chute libre vers le sol. Je me laissais volontairement porter par la gravité de façon à la défier quand je tisserai ma toile dans quelques secondes. Je regardais le sol se rapprocher et voilà que mon premier réflexe fut de tisser ma toile vers un building. Juste avant de me lancer à la poursuite de cette personne localisée par Stark, je me suis sentis obligé de me rendre avant tout vers le Bronx. A la base je voulais veiller sur la femme qui est à l'origine de mon nom de famille, à savoir la tante de mon originel. Pourrais-je dire qu'il s'agit autant de sa famille que la mienne étant donné que génétiquement j'étais semblable à lui ?

Je ne savais toujours pas s'il y avait des choses que je pouvais autant m'approprier contrairement à lui où ces choses lui appartenaient déjà. Je devais faire preuve de tact et toucher avec les yeux... Jusqu'à ce qu'il admette ou me fasse officiellement entrer dans sa famille. Mais je crois qu'il peut avoir un peu de mal avec moi. Après tout je n'étais qu'une copie. Quand je pensais à cela, mes trajectoires de balancement étaient ponctuées d'une montée en vitesse. Cette accentuation due à la colère qui amenait un petit coup de pouce à mes mouvements. Effectuant quelques acrobaties, cela me dépensait un peu physiquement, mais il n'y avait aucune raison de s'inquiéter.

Slalomant les voitures, certaines personnes m'appelaient Spider-Man... Encore des abrutis qui ne s'étaient pas fait au changement de costume de Peter. Encore est-il qu'avec un sweat bleu et une tenue entièrement rouge... Il serait plus facile de nous distinguer. Hélas le fait d'avoir un costume ressemblant au sien ne faisait pas de moi Spider-Man. Au final, il n'y a que ceux qui ont l'oeil qui remarquaient ce genre de détails. Je devenais de plus en plus confiant envers la cause que je servais. C'est pour protéger les personnes comme May que je m'y suis engagé... Et aussi pour créer mon identité. Stark m'a promis une identité, une satisfaction... J'en étais moi-même satisfait. Je me suis vite  convaincu que je savais ce que j'étais désormais. Un clone. Un être dont le destin même n'avait pas anticipé la venue.

Quand j'allais mourir je finirai comme ces copies ratées... De la poussière. Arrivant dans le district auquel je me destinais à agir. Je me suis placé sur le bord d'un gigantesque panneau publicitaire. Recevant quelques informations via l'oreillette en-dessous mon masque. Me déplaçant pour me rapprocher de la localisation. Changeant de place petit à petit, on m'indiqua qu'elle était juste au sud de ma position. Reprenant ma respiration, j'estimais que j'avais toutes mes chances... Après tout, je ne suis pas humain. Mais c'était la première fois que je m'attaquais à une justicière. Elle était sur un toit, et moi je demeurais un peu plus haut. Je m'imprégnais de ma chute libre et d'un saut périlleux avant pour enfin atterrir accroupit à deux mètres derrière elle. Le sol se fracturant, je la fixais pour enfin me prononcer :

« Le cuir c'est pas un peu mainstream ? T'as pensé à te recenser j'espère ? Enfin ne répond pas, c'est la raison pour laquelle je suis là. »

© Starseed
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MessageSujet: Re: night run. • ft. iseult.   Jeu 17 Mar - 3:58


only a shadow in the night
Benjamin P. Reilly & Iseult Blackwood



Étouffant. Voilà le mot qui exprimait le mieux l’ambiance, aujourd’hui, au Coffee Break. On aurait dit qu’il y aurait une apocalypse et que je n’aurais pas été prévenue. À chaque heure ou presque, une foule d’au moins 30 personnes débarquait, et les quelques jeunes qui travaillaient semblaient paniquer. Je devais donc servir non seulement de patronne, mais d’employée, mais aussi de soutien moral à tout le monde. En plus, j’ai passé plus de 20 minutes à argumenter avec une madame me soutenant qu’il fallait que j’enlève tous mes sachets d’édulcorant car j’allais tué les clients. Non mais est-ce que c'est tout ce que tu fais de tes journées, ma vieille! Venir embêter les autres juste parce qu’on est grognon, ça montre qu’on est mieux de rester chez soi et de jouer aux cartes tout seul. Heureusement pour moi, cette inconnue se rendit compte des yeux réprobateurs des différents clients et s’en alla bien vite en me criant encore quelques mots … moins chaleureux que les premiers.

Lorsque je vis s’afficher sur mon cellulaire 17h, je savais qu’il était temps pour moi de partir. Après tout, j’étais là depuis 7h ce matin et je n’avais qu’une envie; un bon bain chaud pour enlever l’odeur de café qui me rentrait dans la peau. En donnant les clés à ma gérante, je lui donnais quelques directives puis je quittais dans un élan. La voiture stationnée à quelques pas de l’entrée, cela ne me prit qu’une trentaine de minutes avant de me retrouver à l’intérieur de mon appartement. J’allumais la télé, question d’écouter les nouvelles, mais rien de bien important ne me sauta aux yeux. Cela ne m’empêcherait pas d’aller faire une petite ronde, comme je le faisais depuis les deux dernières semaines. Mais pour cela, il me fallait absolument un bain. Tout de suite! Je délaissais donc les nouvelles pour profiter de l’eau chaude et relaxer un peu, après une longue journée de travail. Lorsque je sortis de la salle de bain, je passais en revue le frigo et décida de me faire une belle grosse salade. Tomates, fromage, concombres, oignons … tout passa sous le couteau avant que je n’assaisonne le tout et que je prenne mon pot pour m’installer sur le sofa et pleurer devant les foutues répétitions de l’émission ‘Say Yes to the Dress’. Ouais bon, j’étais une fille, après tout. J’avais beau jouer les dures, je ne pouvais m’empêcher de verser une larme devant les histoires de certaines femmes. Bref. Une fois le plat de salade terminé, je déposais le tout dans le lave-vaisselle, alla sécher mes cheveux, puis mettre mon costume habituel avant de partir pour une soirée qui, je l’espérais, serait plus intéressante que ce je j’avais entre-aperçu dans les médias.

Mes déplacements furent un peu dépareillés car je ne savais pas où aller très exactement. En temps normal, j’aurais écouté la radio de la police, ça m’aurait donné une idée plus précise. Mais ce soir, j’avais la tête ailleurs. Je repensais à Steve, à tout ce qui avait changé dans ma vie depuis ma rencontre plutôt inhabituelle avec Natasha et Clint … et bien sûr, à la confrontation … à la situation présente. Fugitive. On m’avait probablement tamponné ça sur une photo. Ce mot, quoique lourds en sens, ne me perturbais aucunement. J’avais toujours vécu en fugitive, je ne vois pas comment le fait qu’on le verbalisait maintenant m’importunerait. Me voilà donc, en haut d’un immeuble, à admirer la quiétude inquiétante du quartier du Bronx, sans vraiment savoir si ce que je recherchais était de l’action ou une simple balade nocturne. Toutefois, ma réflexion fut vite interrompue par … par un homme, du moins je crois, car je ne voyais rien vraiment d’autre que du rouge, juste à deux mètres de moi. Sa descente fut plutôt spectaculaire, le sol se fracturant là où il avait atterri. Il resta là, juste devant moi, alors qu’il se mit à parler. Le cuir c'est pas un peu mainstream ? T'as pensé à te recenser j'espère ? Enfin ne répond pas, c'est la raison pour laquelle je suis là. Il avait quoi contre le cuir, lui? Le noir, ça amincit … et en plus, le cuir, c’est indémodable. N’ayez crainte, ce n’est pas sur ces quelques mots que je m’étais fixé. C’est la fin de sa phrase, cependant, qui me fit mettre ma main sur les nunchakus que j’avais emprunté (pas volés, promis) du manoir des Avengers. « On parlera pas du juste-au-corps. T’es arrivé en dernier et t’avais juste l’option rouge ou léopard, je parie. Tu es là pour le recensement? Ah, eh bien parfait. Un service comme ça, à domicile, c’est merveilleux. Mais bon, mon travail se trouve par là-bas. Tu demanderas aux filles de se recenser, moi je l’ai fait ce matin, sur la feuille d’entrée du travail. Bonne soirée.» lui dis-je sur un ton moqueur, en lui tournant le dos, prête à continuer ma ronde.


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MessageSujet: Re: night run. • ft. iseult.   Jeu 17 Mar - 14:51

ben & iseult

“Sometimes I believe that this less material life is our truer life, and that our vain presence on the terraqueous globe is itself the secondary or merely virtual phenomenon.”

I
nutile de stresser. De toute façon j'ai l'intervention dans le sang. Je devais remplir ma mission. Je n'avais jamais eu aucune autorité durant ma vie, et voilà que le monde des justiciers se voyait être divisé en deux. Aujourd'hui j'acceptais de servir le pays, le monde. J'ai vu les actions des Avengers, et même si elles se révélaient bienveillantes... Il y a toujours eu des vies qui étaient volées. Il était nécessaire qu'ils se fassent encadrer eux et tout ces indépendants. Nous devions avoir un principe de hiérarchie. Je ne serais plus que Peter Parker, non je serai moi-même. Je n'avais jamais eu aucune identité jusqu'à ce que l'on me propose de me la forger en tant que citoyen. Le monde saura bientôt qui se cache derrière le masque de Scarlet-Spider. Je peux mourir pour le monde, mais je traquerai les étriqués d'esprit et je leur ferai comprendre ô combien ils ne valent rien face à la loi.

Il y avait des principes, comment pouvait-on se permettre de demander des remerciements quand on se voyait détruire des villes, des pays, tuer des personnes comme des criminels. Si ceux qui disaient faire le boulot de la police se voyaient imprégnés d'une immense fierté, qu'ils me laissent agir à leur place. Les personnes comme moi on pouvait en finir définitivement sans tuer. Le fait d'être plus brutal que Spider-Man ne m'autorisais pas forcément à penser ainsi, mais mes actions ont eu des résultats bienfaisants. Ma cible d'aujourd'hui, je devais l'arrêter. Pas forcément discuter. Mais on va dire que le cynisme et le sarcasme sont propres à Spider-Man et ce n'est pas une caractéristique qui me laisse totalement indifférent.

Je m'étais redressé alors, jaugeant son allure sa gestuelle méfiante. Je devais m'attendre à une experte ? Il n'y a qu'en la testant que je serai fixé. Je m'étais craqué le cou de façon à me décontracter totalement. Je la regardais, écoutant sa tirade qui se manifesta d'entre ses lèvres. Cette voix me semblait familière, mais je restais sur l'impression floutée par mes souvenirs. Détendant chacun de mes doigts, elle usait de la même ironie que moi. Je n'étais pas non plus naïf, je savais que les données du SHIELD se concentraient sur cette personne. Autrement dit, je n'avais pas d'autre choix que d'agir. Mais j'écoutais jusqu'au bout. Et puis à ce moment précis je la laissais me tourner le dos. Une voix d'un agent du SHIELD dans mon oreillette m'ordonna d'agir, je ne répondais pas, je savais ce que j'avais à faire.

Elle n'atteignait pas la sécurité de centaine de civils avec un armement aussi maigre sur elle, mais il était clair que ses actions coordonnées par les renseignements indiquaient qu'il ne fallait faire aucune distinction. Je ne suis pas sûr qu'une humaine veuille rencontrer l'impact d'un surhumain pouvant retenir et presser près de dix tonnes mais si Stark me fait confiance pour cette mission, je ne le décevrai pas. Je pris une inspiration alors qu'elle marquai une certaine distance entre nous, fronçant légèrement les sourcils, je fléchissais légèrement les jambes. Prenant un appui certain, je m'élançais en l'air, dans sa direction tout en déployant avec mes mains une boule de toile dans sa direction. Au moindre impact, une toile allait recouvrir près de trois mètres de diamètre, emprisonnant le moindre membre se trouvant dans son rayon d'action. On allait commencer.

« Game on ! »

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MessageSujet: Re: night run. • ft. iseult.   Dim 20 Mar - 3:22


only a shadow in the night
Benjamin P. Reilly & Iseult Blackwood



La voix de cet inconnu … elle me paraissait familière. Non, décidément, mon manque de sommeil me rattrapait. Non mais qu’elle absurdité! Je continuais de marcher, nonchalante, ne montrant aucune crainte devant son discours. Je ne m’étais pas recensé, eh oui. J’avais décidé de faire partie de ceux qui ne songent pas qu’une liste de noms fasse réellement une différence. Le gouvernement, l’entité si mal vue qu’elle était, ne me laissait guère l’envie de lui faire confiance. Avec un tel recensement, les abus qui pourraient être fait. Non. C’était un danger, les gens deviendraient des armes qu’on utiliserait à bon vouloir. Et puis leur discours, ah leur discours! Il fallait contrôler les actions des indépendants, car ils abuseraient de leurs pouvoirs. Bah déjà, en partant, j’en avais pas. C’était un danger de moins, n’est-ce pas? Puis il y eut ce mot, ce tout petit mot; encadrement. Nous encadrés, nous? Dans mon cas, j’essayais de faire une différence, et celle-ci était bien plus que flagrante au Bronx, par exemple. Combien de cas de jeunes femmes abusées ou battues la police laisse-t-elle passé en temps normal? Ce n’est pas un cas important, selon eux. Il faut attendre quoi? Eh bien, qu’une meure ou qu’elle soit en si mauvais état que les médecins estiment une heure de mort à l’avance. Est-ce ça, la justice? Et puis ne parlons pas de ma mère, meurtrière en cavale ayant tué une foule d’enfants, puis en tuant d’autres une fois ici, à New York. Ce ne fut pas les dizaines de détectives qui la trouvèrent, mais moi, jeune adolescente que j’étais à l’époque, qui m’étais chargée d’elle. S’ils l’avaient trouvé, tout cela ne serait pas arrivé. Des bons à rien, voilà ce qu’ils étaient. Il fallait quelqu’un pour nettoyer après leur gaffe, alors qu’ils recevaient les remerciements du maire et des concitoyens.

Me voilà donc, un pied devant l’autre, oubliant presque la présence de mon interlocuteur. Je dis presque car, alors que je planifiais doucement descendre les escaliers, j’entendis un bruit étrange qui ne venait pas de devant moi … mais bien de derrière. Je n’eus le temps que de me baisser pour voir ensuite une toile s’étaler sur le mur de l’immeuble adjacent. J’avalais de travers. My god! Celui-là, il savait comment tirer. Bon, je ne trainerais pas ici plus longtemps. Mais visiblement, l’homme avait une idée singulière en tête, alors que je l’entendis s’exprimer. Game on! Je ne m’étais pas équipée pour une telle attaque ce soir. Je n’avais d’autre choix que de prendre la poudre d’escampette. Ma course folle débuta avec ma descente rapide des escaliers, tel un étudiant en retard à son cours, et continua jusque dans une ruelle non loin. Je savais que je ne l’avais pas semé, mais j’avais toutefois espoir que la distance soit suffisante pour que je puisse envoyer un message à Steve. Je me précipitais sur mon cellulaire et commençais à pianoter sur les numéros, essayant tant bien que mal de ne pas foirer. « Allez, répond! » disais-je, sur un ton impatient. Ce n’est pas tout ça, mais j’ai un fou furieux à mes trousses. Je tombais sur sa boîte vocale et j’allais commencer à parler lorsque, sans crier gare, je me sentis décoller du sol pour ensuite me retrouver collé au mur. Et merde! Comme une mouche dans une toile d’araignée. Quelle horreur! Je le vis alors s’approcher et, comme de rien, me mit à lui parler. « C’est comme ça que tu dragues une fille? Sérieux, tu ferais mieux de changer de technique … t’est trop … comment pourrais-je dire? Ah oui, collant! » Je n’avais meilleure arme que mon cynisme. Puis je m’attendais à ce qu’il me fasse le même discours que les autres abrutis. J’attendais donc patiemment qu’il me décolle et que je puisse reprendre de plus belle ma course frénétique.

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MessageSujet: Re: night run. • ft. iseult.   Dim 20 Mar - 14:10

ben & iseult

“Sometimes I believe that this less material life is our truer life, and that our vain presence on the terraqueous globe is itself the secondary or merely virtual phenomenon.”

L
a vache, elle savait manquer de respect. Je m'étais rattrapé par une chute avant alors que cette dernière avait alors décidé de s'enfuir. Un sourire s'allongea le long de mes lèvres, je n'avais pas à passer par cette passerelle de secours. Je demeurais immobile, l'observant se hâter. Tapotant des doigts sur mon épaule, je me demandais ce qui la différenciait de moi au final. J'ai eu ma carrière d'indépendance, et peu importe le nombre de vies que j'ai pu sauver... nous n'avions jamais pu tous les sauver. J'ai servi de clone, je me fiche d'être utilisé comme une arme tant que Stark me considère comme une personne.

Je savais ce que j'étais, je savais désormais qui j'étais. Et ce n'était pas ces indépendants à la mords moi l'noeud qui allaient me mettre hors course. Par tous les moyens je les arrêterai. Je n'avais pas à justifier mes choix, encore moins face aux étriqués d'esprits. Le gouvernement faisait bien souvent de la merde, de mon expérience et des souvenirs de Peter que je possède... Il est loin d'avoir fait de nombreuses choses bienveillantes. Mais leurs échecs étaient bienveillants comme j'aime me le répéter. Il n'y avait pas à dire, des gens préféraient se diviser au lieu de s'unir. Je ne saurai comparer le bien et le chaos, dans cette situation... l'important n'était plus de savoir qui avait raison, mais de défendre son opinion et protéger ses intérêts.

La cause pour laquelle je me battais aujourd'hui, je n'avais pas pour idée de la changer. Je me craquais les phalanges alors que la blonde en cuir noir moulant venait de rejoindre la terre ferme. J'observais la direction qu'elle prenait pour ensuite me mettre à courir sur les toits. Restant parallèle à sa course j'allais devoir agir avant qu'elle ne quitte la ruelle. Je ne préfère pas mêler le regard du public à cette traque. Je prenais bien de l'avance sur elle avant de me jeter dans le vide. Saut périlleux avant je me concentrais. Je tirais une nouvelle Web Impact, bingo. Atterrissant par terre dans la non méconnue pose des araignées, la "justicière" se retrouva projetée contre le mur voisin. Poussant un bref soupire de satisfaction, je me suis redressé.

Depuis le début je n'avais réellement discerné son visage à cause de l'obscurité omniprésente. Le crépuscule se faisait de plus en plus important. Bougeant les épaules de façon à détendre mes omoplates, je la laissais prendre la parole. Son humour avait le même effet que celui des hôpitaux... Non mieux, celui des quinquagénaires qui veulent faire croire à leurs gosses qu'ils sont encore gosses dans leur tête alors que dans les faits leurs blagues ont l'effet d'un fer à repasser que tu jetterai dans l’étant. Je m'avançais vers elle alors qu'à son dernier mot je tissais une dernière toile en plein dans sa main pour m'approprier le téléphone qu'elle possédait. Tirant d'un coup sec, je l'attrapais dans ma main. Regardant le contenu sur lequel elle était dernièrement, je souriais en la regardant.

« T'aurais simplement dû te contenter de courir. Là tu viens de signer l'arrestation de Rogers. Je ne ferai preuve d'aucune pitié, ni d'aucune clémence. »

Je jetais le téléphone en l'air en tissant une toile qui l'accrochais au dernier étage des escaliers de secours. Baissant le regard vers la blonde, j'observais la toile. Je pourrais très bien alerter le SHIELD, mais elle m'intriguait. Parmi toutes les voix que j'entendais en une journée, pourquoi celle-ci aiguise t-elle mon intérêt. Je pouvais lui arracher son masque cependant, en m'approchant d'elle mon sixième sens commençait à bourdonner dans ma tête. Ses intentions n'étaient pas pures. J'ai évité de jouer sur la proximité, pour finalement reprendre la parole.

« Il suffit que je te détache pour que tu tentes la fuite. Mais j'aime autant te prévenir, t'auras pas fait cinq mètres que tu te retrouveras encore dans ma toile. »

Je m'approchais finalement, arrachant d'une main la toile qui l'emprisonnait pour ensuite marcher à reculons en la regardant.

« Tu peux tenter ta chance en combat, bien que je rend les coups. Ou fuir et te retrouver capturer. »

© Starseed
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MessageSujet: Re: night run. • ft. iseult.   Mar 22 Mar - 2:56


only a shadow in the night
Benjamin P. Reilly & Iseult Blackwood



C’était la première fois depuis bien longtemps que je regrettais vraiment mes décisions de la journée. Pourquoi est-ce qu’il faut que je fasse mes rondes à tous les soirs? Après tout, ce n’est pas parce que je prends un congé que le monde disparaitra. La ville était déjà dans un état pitoyable avant que j’arrive et, bien que je pense humblement avoir fait une différence, il y aura toujours des criminels et toujours des victimes.  Toutefois, je ne vivais que pour ça. Ma vie, mes habitudes et même mon garde-robe tournait autour de cette double vie que je menais. Car oui, j’ai gardé le secret à propos des Avengers au travail, à mes amis proches … en fait à tout le monde, à part les gens concernés. Ce n’était pas difficile, car personne ne s’intéressait vraiment à moi. Et il faut dire que moi-même, je ne mêlais jamais aux conversations.

Toujours collée, à attendre que mon ennemi m’adresse à nouveau la parole, je me mis à divaguer. Qu’est-ce qu’il m’arriverait maintenant? Oui, j’avais refusé de me recenser. Allaient-ils me tuer? M’emprisonner? Me torturer? Aucune idée. Personne n’avait réussi à s’enfuir du SHIELD une fois que les agents étaient passés. C’était comme si leur cible n’avait jamais réellement exister. Mon imagination prit le dessus et les images des possibilités me firent froid dans le dos. Me voilà vraiment apeurée, et sans arme efficace pour me défaire de cette prison de toile. J’avais toujours le téléphone dans ma main, alors que je lui crashais mon sarcasme en pleine figure et, à la place de me répondre tout de suite, l’inconnu projeta une fois de plus sa toile pour, cette fois-ci, m’arracher l’appareil soudainement. MERDE! UNE GROSSE ET SALE MERDE! Il fit ce que toute personne ferait avec un téléphone en main; il se mit à lire le contenu et alors m’interpella. T'aurais simplement dû te contenter de courir. Là tu viens de signer l'arrestation de Rogers. Je ne ferai preuve d'aucune pitié, ni d'aucune clémence. Ouais bon, j’avais joué les idiotes, ça c’est vrai. Mais je voulais avertir Steve pour ne pas qu’il vienne me rejoindre à l’appartement ce soir, comme il le faisait de temps à autre, sans me le signalant au préalable. Maintenant, je l’avais probablement vendu à l’ennemi. Je m’en voulais terriblement.

Sans crier gare, l’homme jeta l’appareil en l’air avant de le coller au dernier étage des escaliers de secours avec sa toile. Puis, comme de rien, il se mit à me regarder, et à admirer son œuvre apparemment. Je m’attendais à ce qu’il signale quelqu’un, mais rien du tout. Pourquoi? Je me mis alors à repenser à sa voix et, mine de rien, une impression de déjà-vu retenti dans ma tête. Comment pouvais-je le connaitre? Il m’était malheureusement impossible de l’identifier; il avait un juste-au-corps, après tout. En parlant d’identité, j’aurais imaginé qu’il m’arracherait le masque, mais rien ne s’était produit jusqu’à maintenant. Qu’est-ce qu’il attendait? Se tenant à une certaine distance, il reprit son discours. Il suffit que je te détache pour que tu tentes la fuite. Mais j'aime autant te prévenir, t'auras pas fait cinq mètres que tu te retrouveras encore dans ma toile. Je n’étais pas aussi stupide, je savais que la distance était bien trop courte et, vu le manque d’obstacles qui me permettrait d’éviter ses toiles en temps normal, je n’allais pas me risquer une deuxième fois. Il me surprit, en se rapprochant finalement de moi. D’un coup sec, il arracha la toile pour ensuite marcher à reculons, gardant un contact visuel avec moi. Tu peux tenter ta chance en combat, bien que je rend les coups. Ou fuir et te retrouver capturer. Mais qu’est-ce qu’il faisait, à encore me parler, sans avoir signaler personne d’autre. Ma curiosité était piquée et, bien que ma meilleure option ait été le combat, je savais qu’il était bien trop fort pour moi. À la place, je croisais mes bras et l’interrogeait.

- « Bon, laisse-moi comprendre. Tu me conseilles de ne pas m’enfuir ni de me battre … mais n’aurais-tu pas dû appeler quelqu’un? Un agent veston-cravate, peut-être? Ou encore un autre héros au bas-collants, je ne sais pas. Pourquoi tu es encore là, à me parler? Parce que si tu crois que des belles paroles ou des menaces suffisent pour me faire peur, tu te trompes. Et si tu penses que je servirais d’appât, tu ferais mieux d’attendre assis, parce que debout, tu vas te fatiguer. Plutôt mourir que d’aider l’ennemi. J’aime mieux mourir pour mes idéaux que de subir les ordres de mégalomanes. »

En prononçant cette dernière phrase, je pensais étrangement à Tony Stark, cet homme que je ne supportais pas, même à mon arrivée chez les Avengers. Trop avare … trop … présomptueux, selon moi.

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MessageSujet: Re: night run. • ft. iseult.   Mer 23 Mar - 12:44

ben & iseult

“Sometimes I believe that this less material life is our truer life, and that our vain presence on the terraqueous globe is itself the secondary or merely virtual phenomenon.”

J
e pensais me battre pour la même cause que Peter par le passé. Quand je regardais New York du haut d'un des building les plus grands, il m'était difficile d'imaginer que cette ville puisse être le spectacle de tant d'événements. Et pourtant. Je me suis posé la question plusieurs fois sur ce que je devrais faire, m'inventer une personnalité et tuer à la place de Spider-Man les criminels ? Les destructeurs de vie ? Pourquoi je m'y suis refusé, parce que je ne suis né qu'il y a deux ans, et à aucun moment je me suis sentis capable d'ôter la vie. La mémoire de Peter, ses sentiments... je les ai tous en moi, c'est un peu de lui. Et moi, je suis son agressivité, je ne fais que rajouter plus de violence aux actes de l'homme araignée. Cela rendait ma cause légitime ? Allez savoir, je n'ai rien à prouver. Je ne me sentais pas orateur né, mes paroles on les écoutait mais je ne demandais rien de plus forcément. Cela ne dépendait que de l'ouverture d'esprit de mes interlocuteurs, et les non-recensés avaient justement cet état d'esprit. J'avais goûté aux deux camps, je savais ce que le Gouvernement pouvait m'apporter et m'avait déjà apporter.

Alors c'était à moi de remplir le contrat. Et si je me ratais... Je recommencerai, peu importe le prix à payer. Je n'ai jamais eu de proches à proprement parlé. Mon existence n'a jamais été prévue par ce que l'on appelle le destin, je ne suis pas né du fruit de l'union d'un homme et d'une femme. Je viens d'une éprouvette, je suis considéré comme une arme, mais Stark m'a vu autrement. Il a descellé mon potentiel et a promis de faire de moi une personne en me conseillant. J'ai vu ses paroles en prenant du recul, et il était vrai que petit à petit, je commençais à me forger un rôle au sein de cette grande chasse à l'échelle nationale. Alors cette femme méritait-elle une arrestation et le recensement ? Le Gouvernement portait son intention sur elle, et ses gestes ont été retenus... alors je devais agir.

Ses paroles s'avérèrent être une forme de tirade. Ennuyeuse ? Je l'écoutais néanmoins, car je voulais assimiler son point de vue malgré le fait que je l'avais libéré. Elle était un tantinet soit peu provocatrice, et je ne niais pas l'envie de lui chevaucher un 360 taekwondo. Je croisais les bras, elle jouait à la plus indiscernable ? Elle croyait réellement que mourir était mieux que de vivre ? Elle croyait réellement que le Gouvernement était son ennemi ? Voilà des pensées  bien clichées, des pensées sans retenues et sans la moindre ouverture d'esprit. J'aurai pu libérer un rire nerveux mais je pouvais m'en passer actuellement. Je décroisais les bras en me massant nerveusement la nuque. Je la jaugeais de haut en  bas, il était vrai qu'au final... je n'ai pas pu m'empêcher de ricaner, sans la perdre de vue.

« On va être clairs, je m'en fous de savoir tes idéaux et tes préférences. Tu considères le gouvernement comme ton ennemi ? Tu t'opposes à lui ? Tu en paies les conséquences. Je pourrais te laisser partir étant donné que j'ai ce qu'il faut pour que le SHIELD localise votre figure immuable de la liberté. » Prononçais-je en parlant sans conteste du téléphone portable. J'aurai aussi l'identité de cette jeune femme sur cet appareil, il suffira de faire une pierre deux coups. A ce niveau là, je n'étais plus obligé de me cacher. Je me suis retourné, mes mains sur mon masque à l'arrière. L'enlevant, mes narines pouvaient librement profiter de l'air frais qui se propageait. Je prononçais quelques mots avant de me retourner. « Je me suis recensé parce que je n'ai personne d'autre à protéger que des personnes que je ne connais pas. Alors oui, ce que tu vas voir, c'est le visage d'un être qui n'a jamais rien eu d'autre que les souvenirs d'un autre. » Achevais-je avant de me retourner vers elle, laissant le masque tomber au sol, la surprise étant à son comble.

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MessageSujet: Re: night run. • ft. iseult.   Ven 25 Mar - 2:20


only a shadow in the night
Benjamin P. Reilly & Iseult Blackwood



J’entendais presque ma mère, en ce moment, me chuchoter à l’oreille un truc du genre t’as si peur de lui? Son ton sarcastique me faisait toujours grincer des dents, comme justement lors de la soirée où je l’avais finalement retrouvé. Je ricanais tout haut, en repensant à cette rencontre, justement, avec cette … démone. Mes souvenirs d’elle, bien que flous, ne m’auraient jamais préparé à la femme qui s’était tenue devant moi, cette froide nuit qui me changea à tout jamais. Je la connaissais comme une mère douce, un bout de femme qui ne se laissait aucunement marcher sur la tête, certes, mais qui partagea avec moi son amour pour la littérature, notamment. Elle me lisait toujours une histoire, parfois fantastique, parfois policière, mais toujours pleine d’action. Où était-elle passée, cette personne aimante? Morte, très probablement. Engloutie par les ténèbres. Car lors de ce qui deviendrait notre dernière rencontre, elle n’était plus la mère que j’avais connue. Ses yeux étaient si … noirs … l’étaient-ils simplement par génétique ou encore avais-je imaginé une ombre qui passait juste devant son regard. Aucune idée, le tout s’est passé bien trop vite par après. Tout ce dont je me souviens, c’est son air cynique, comme si elle me critiquait de vouloir l’arrêter. Non. Elle n’avait pas le droit de continuer à tuer. Après ça, les coups partirent et ne s’arrêtèrent que lorsqu’une des deux était K.O. J’avalais de travers quand je repensais à ma rage qui m’avais poussé à continuer … je la rouais de coups, encore et encore.

Je détournais le regard de mon interlocuteur deux minutes. Cette scène me trouble encore et toujours. Je ne sais pas, en fait, ce qui me servit d’ancrage pour cesser toute cette violence. Tout ce que je sais, c’est que, cette nuit a été décisive, pour moi. J’aurais pu pencher vers une carrière solo de criminelle invétérée. Étrangement, et peut-être était-ce dû à mes nombreuses conversations avec les jeunes de la famille d’accueil, je pris la route moins facile, celle de justicière. Et me voilà, maintenant, comme une empotée. Bah ouais, je suis critique envers moi-même, et il n’y a pas d’autre manière de le dire.

Il ne répondit pas tout de suite à mon discours. Étais-je étonnée? Non. Il avait une certaine posture et prenait son temps avant de répondre. Il se croisa les bras à son tour, m’écoutant avec un dédain qui se lisait facilement sur son visage. Mais qu’est-ce qu’il avait, celui-là? Eh, si ma voix l’énervait, je pouvais partir sans aucun problème. Le trottoir est juste … derrière lui. Shit. Mauvaise option. Puis, alors que je continuais de scruter les alentours, mes sens en alerte si un agent s’approchait d’un peu trop près, je le vis décroiser les bras et se masser la nuque. Il ricanait soudainement avant de s’exprimer. On va être clairs, je m'en fous de savoir tes idéaux et tes préférences. Tu considères le gouvernement comme ton ennemi ? Tu t'opposes à lui ? Tu en paies les conséquences. Je pourrais te laisser partir étant donné que j'ai ce qu'il faut pour que le SHIELD localise votre figure immuable de la liberté. Bah voilà, on avait un terrain d’entente. Il se fout de mes idéaux et moi de lui. C’est pas mal comme début. Non, mais sans blague, pour qui il se prenait en me disant que j’allais payer le prix? Un dictateur, peut-être? J’étouffais un cri de rage en l’entendant parler de Steve sur un tel ton. Je serrais mes poings, percevant le ‘squick’ du cuir de mes gants, mais je ne pus provoquer l’homme car celui-ci posa un geste auquel je ne m’attendais pas. En effet, il se tourna, plaça ses mains sur l’arrière de son masque et, sans crier gare, l’enleva. Avait-il autant d’assurance? Narcissique un peu, n’est-ce pas? Je l’entendis me dire Je me suis recensé parce que je n'ai personne d'autre à protéger que des personnes que je ne connais pas. Alors oui, ce que tu vas voir, c'est le visage d'un être qui n'a jamais rien eu d'autre que les souvenirs d'un autre. J’aurais très bien sortir une réplique du genre strip poker, mais mon humour laissa sa place à un grand étonnement. Lui … je le connaissais … il … non … impossible … « Benjamin? » prononçais-je soudainement, le regrettant amèrement par après. C’était fichu, maintenant. Il allait me reconnaître sur le champ. Ça ou alors … oh non! Mon cellulaire, il contenait bien trop d’informations. Il fallait que j’essaie de l’attraper, même si je savais que mes chances étaient minimes. J’espérais simplement qu’il soit assez sous le choc pour que je prenne mes jambes à mon coup. Je pris ma bombe lacrymogène dans ma poche, et, profitant des quelques minutes de désorientations, je montais quatre à quatre les escaliers, ne souhaitant qu’une chose; partir d’ici au plus vite. Si, en bonus, j’arrivais à attraper mon cellulaire, ça serait parfait.  

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MessageSujet: Re: night run. • ft. iseult.   Dim 27 Mar - 10:46

ben & iseult

“Sometimes I believe that this less material life is our truer life, and that our vain presence on the terraqueous globe is itself the secondary or merely virtual phenomenon.”

J
'ignorais... Il fallait avouer que la surprise était à son comble. Il était clair que je la reconnaissais. Je n'aurai jamais cru qu'elle pouvait s'enliser dans une carrière de justicière. La société définissait alors cette femme comme une meurtrière... Ce n'était pas drôle. Je comprenais alors les enjeux de cette guerre civile. Je savais ce que ça pouvait nous coûter. Je ne devais plus être aussi naïf. Je m'attendais à faire face à des indépendants de seconde zone, mais leur plus grande force résidait dans ce qui pouvait nous perturber.

Il ne fallait pas que je montre le moindre signe de faiblesse... Et pourtant, c'est ce que je faisais actuellement. Il fallait que je canalise cette foutue confusion? Je ne me retrouvais pas bloqué, je pouvais évoluer vers la mobilité mais mes pensées m'attaquaient. Ma conscience me demandait de réguler ma respiration alors c'est ce que je faisais. J'étais partagé entre l'arrêter ou la laisser partir, mais je ne ferai que m'enliser dans un paradoxe des plus persévérants si j'allais contre mes objectifs.

Il suffisait d'un coup très bien placé pour qu'elle cesse de se mouvoir.  Je pouvais lui laisser sa chance, mais cela revenait à arracher les ailes d'une mouche et la laisser fuir tout en marchant derrière elle. Cela pourrait relever du pur sadisme... Mais nous devions agir. Ils préféraient agir comme des hors-la-loi, et même si leurs actions sont bienveillants, leurs échecs ne le sont pas forcément... Ils ont des conséquences. La loi du recensement était nécessaire. Peut-être pas pour eux, mais je ne chercherai aucun débat. Je n'avais pas le temps pour ça. Et elle semblait toute aussi surprise que moi. Je la regardais dans les yeux, la bouche entrouverte alors que je me questionnais sur ma décision. Iseult Blackwood ne devait pas être une exception, mais je m'en étais voulu.

Je culpabilisais à l'idée de décevoir Tony, et aussi l'idée de devoir faire du mal à une personne que j'ai souvent côtoie. Les événements nous ont amené à nous redécouvrir sous une autre perspective. Maintenant qu'elle savait que je la connaissais, et que son téléphone portable était en ma possession... Elle devait agir. Je reprenais mon masque lentement alors qu'elle se mise à courir. Reprenant les escaliers. Je remettais alors mon masque en levant la tête. Elle se hâtait vers le dernier étage. Je poussais un bref soupire alors que je pris un appui certain avant d'effectuer un gigantesque saut vers le dernier étage, alors que je tissais une toile vers le cocon qui renfermait le téléphone pour me l'approprier.

J'avais tout calculer, j'étais en plein ascension, à côté des escaliers alors que je tractais le téléphone jusqu'à  moi pour enfin le jeter et l'accrocher jusqu'à l'autre building d'en face. A ce moment, toujours dans le vide mais en pleine ascension, j'étais à la même hauteur qu'Iseult. Ma montée avait due être furtive, alors j'en profitais pour effectuer le geste que je n'aurai jamais cru exercer à son égard. Je tissais deux toiles à côté d'elle, donnant l'impression que je ratais ma cible alors que les toiles se collaient à la rembarre sur laquelle j'allais envoyer Iseult avec mes pieds joints. Je me tractais aussitôt, rejoignant les escaliers jusqu'à elle.

« Désolé... »

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MessageSujet: Re: night run. • ft. iseult.   Mar 29 Mar - 2:44


only a shadow in the night
Benjamin P. Reilly & Iseult Blackwood



Chaque seconde comptait, chaque marche semblait un obstacle dans ma course et ma respiration, de plus en plus saccadée, était ma pire ennemie dans la présente situation. Je n’aurais jamais autant souhaité pouvoir me téléporter ailleurs ou encore voler, mais malheureusement, je n’étais dotée d’aucun don. Je n’avais pour allier que mon savoir du combat et mon insatiable sarcasme. Deux trucs qui n’aidaient en rien ma frustration actuelle. Je rageais, que dis-je, je bouillonnais rien qu’à l’idée que Benjamin réussisse à me rattraper en un rien de temps. Au moins, malgré tout, j’aurais appris une leçon bien importante, ce soir; prêter plus attention aux conseils de Steve et moins se concentrer sur ses abdos. Car ouais, avec un homme de la carrure du Capitaine, c’était difficile de ne pas perdre le train de pensées. Surtout quand il se rapprochait un peu trop de moi et qu’il voulait m’enseigner les divers mouvements. Alors là, je devenais encore plus rouge qu’une tomate mûre et cherche une manière de ne pas lui montrer ma soudaine réaction. C’est étrange comme chaque réflexion me ramène à lui. Un homme qui, au départ, ne m’affectait que peu. À vrai dire, je le voyais comme le plus distant des Avengers, me tenant surtout près de Clint et Natasha. Toutefois, pendant nos missions sur le terrain, on me mit en équipe avec lui et c’est ainsi que j’appris à le connaître un peu. Puis, avec l’aide de la Veuve Noire, je m’entraînais souvent avec Steve et notre relation est devenue amicale pour ensuite … en fait, je ne saurais la qualifier en ce moment. Plus qu’amis? Visiblement, car il vient coucher chez moi bien souvent. Cependant, le gentleman qu’il est, Rogers demande tout le temps à dormir sur le divan du salon. Et bon, je l’avoue, parfois, je l’espionnais de ma chambre.

Je secouais la tête; il ne fallait pas que je perde la face. Je devais trouver un moyen pour semer Benjamin. Ben. L’employé du mois à plusieurs reprises. Ce jeune homme avec qui je m’entendais à merveille. Il était toujours de bonne humeur et, parmi le groupe de jeunes employés au Coffee Break, il était le plus travaillant. Mon cœur se fendait en deux, car je savais qu’à partir de maintenant, les choses ne seraient plus les mêmes. Mon point de vue sur cette guerre venait de changer en une seconde. Au début, je voyais ces gens comme des robots, comme des brebis qui suivaient le troupeau. Mais Ben … il n’était pas du tout de ce genre … il … non. J’en avais presque les larmes aux yeux. Comment est-ce qu’on peut garder deux identités si différentes sans qu’elles ne se confondent à un certain point? Même moi, je voyais ressurgir des traits caractéristiques de Black Canary lorsque je suis au travail, parfois. Il nous avait tous et toutes bernés depuis tout ce temps … qui d’autre faisait alors parti des recensés? Pourrais-je vraiment avoir confiance en quelqu’un?

Avec tout ce qui me traversait l’esprit, ma concentration diminua jusqu’à un tel point que je ne jetais un regard sur mon cellulaire qu’au moment où Ben l’attrapa grâce à sa toile. Il le scotcha au mur de l’immeuble opposé, ce qui me frustra énormément. Malheureusement pour moi, mon regard était encore fixé sur mon appareil lorsque j’entendis le même bruit qu’auparavant. Ses toiles, il lançait ses toiles. Je n’eus le temps de réagir à proprement parler, mais elles ne me touchèrent même pas. Je m’assurais d’avoir pleine possession de mes mains mais ne pris conscience de l’attaque de Ben que trop tard. J’entendis un "Désolé…" avant de sentir ses pieds sur ma taille, ce qui m’envoya directement contre la balustrade derrière moi. Je cognais ma tête sur le fer froid et pendant quelques minutes, ma vue resta brouillée. Je me relevais difficilement, me massa le derrière de ma nuque avant de croiser le regard de Ben. On pouvait y lire beaucoup de tristesse, mais également de colère. Le problème, dans tout ça, c’est que malgré toutes mes envies de meurtres, je ne pouvais rien faire. Littéralement. Ma tête me faisait terriblement mal, ma vitesse, comparativement à la sienne, était celle d’un escargot, et je ne pouvais me réfugier nulle part, car je donnerais la position d’autres non-recensés. Ce fut à contrecœur que je lui dis :

- « T’as gagné le combat, content? Je ne te croyais pas capable d’une telle chose, Ben. Tu me déçois beaucoup. Nul besoin de te dire que ton travail au Coffee Break risque de prendre fin bientôt. Ça, c’est si je revois l’extérieur un jour … comme tous ces autres non-recensés portés disparus après votre passage. »


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MessageSujet: Re: night run. • ft. iseult.   Jeu 31 Mar - 9:31

night run
benjamin & iseult
En quoi fallait-il ressentir de la fierté dans mes actions ? Devais-je en revanche avoir honte de ce que j'avais fait ce soir ? Confronté à ce qui me semblait être une amie... Nous faisions face à nos premières désillusions lors de ce conflit. Car ce qui est dur durant cette guerre au recensement, ce n'était clairement pas le fait de forcer des gens à se recenser non... Le plus dur c'était de faire face aux personnages les plus proches de nous. Ce n'était en rien quelque chose que j'avais anticipé. Je pestais à l'idée de détruire mon entourage, mais pour ces deux années de vie où j'ai vécu pour des personnes que je ne connaissais pas... Il fallait aujourd'hui que ces personnes me connaissent et en plus de cela...

Que je vive pour moi. Je n'arrivais plus à me concentrer sur mon bien-être. Je n'y arrivais plus du tout. Rien ne me pardonnerait mon choix à part le fait qu'il n'appartenait qu'à moi le parti que je voulais servir. Je me suis posé la question sur ce qui poussait Iseult à agir de la sorte, occire les gens pour leurs actes de cruauté. Elle prouvait que l'on pouvait être équilibré même en tuant, mais ce qu'elle ignorait c'est que cette facilité n'en est pas une pour tout le monde... Ma brutalité ne pouvait s'élever au-delà du fait de donner la mort... Même pour le scientifique qui m'a donné la vie pour tuer Peter, je n'ai pas réussi à le tuer, ceci engendrant la fuite de cette personne activement recherché dans les deux Amériques. Quand je me suis catapulté sur Iseult, je n'avais pas eu l'intention de la tuer.

Elle qui enlevait la vie à tour de bras, j'ignorais si elle souhaitait s'en prendre à ma vie. Je faisais ce qui m'avait été demandé de faire tout en nourrissant mon opinion. Cela ne me fera pas du bien de trahir la confiance de mes amis, mais je n'osais dire ce que j'étais. Non je n'ai jamais été un humain, je ne me sens pas plus comme tel à force d'endosser ce costume... Mais c'est la seule chose qui me définit en tant qu'individu. Je suis né il y a deux ans à partir d'une éprouvette, les seuls souvenirs que j'ai sont ceux de Peter. J'ai réussi à sortir de son ombre pour être une autre personne. Mon futur est mien, et personne ne me le dictera. Même Iseult, si elle doit être tenue au courant de ce que je suis, elle le saura. Mon coup avait porté ses fruits, et la brutalité avec laquelle elle a été envoyé sur la balustrade me fit presque culpabiliser mais je ne pouvais pas montrer le moindre signe de faiblesse.

J'estimais avoir déjà gagné à partir de ce moment, elle n'avait clairement pas le dessus. Je demeurais un clone certes, un incarnat, mais un être biologiquement supérieur. Mais ses mots furent crus, et imprégnés d'une violence supérieure à la mienne. Je penchais ma tête masquée sur le côté alors qu'elle me fit savoir sa déception à mon égard. Je serrais les poing, je me fichais d'être viré... mais ses propos envers notre partie avaient vraiment quelque chose d'aiguisé, de blessant. Par pur précaution je libérais une toile qui forma une boule autour de ses poignets pour ensuite se coller au mur qui retenait l'escalier de secours. La toile pouvait résister au tractage d'un avion, alors une humaine... Je m'approchais en gardant une distance respectable, exerçant une pression sur mon oreillette sous mon casque, émettant un léger "bip" j'indiquais ma position pour qu'une escouade du SHIELD nous récupère. Puis je répondis finalement à Iseult sur un ton légèrement tremblant.

« Arrête... Tu ne me connais pas réellement. Tu ne sais pas ce que je suis, ni pourquoi je suis ainsi, et tu ne t'es même pas posée la question... Je me fous de ma place au Coffee Break, aujourd'hui je n'ai plus à faire semblant d'être une autre personne. Tu sauras bien assez tôt ma nature, et à ce moment, j'espère que tu comprendras pourquoi je fais ça... »

electric bird.

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MessageSujet: Re: night run. • ft. iseult.   Sam 16 Avr - 2:01

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